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Fiche détaillée
À propos
Chacun le sien.
Accroché à ses souvenirs d'été, assis en tailleur devant le téléviseur, tandis que papa faisait la sieste avant de rouvrir les yeux pour les derniers cols. Ado des années 90 oblige, ma rétine est encore frappée du rose des Once ou des Deutsche Telekom, du Bleu Marine des Festina, du jaune d'Indurain et des pois rouges de Virenque. Les plus anciens, on les rêvait en jouant aux petits coureurs, qui pour les mieux finis, portaient le damier noir et blanc Peugeot, le bleu Ciel Bianchi. Les autres, on les voyait sur les épaules des "coureurs du dimanche", ces fameux passionnés, soudainement épris d'une fureur cycliste tandis que le Tour enflammait nos campagnes, et qui enfilaient leur panoplie de super héros pour des sorties entre copains. Ils ne s'appelaient plus Eric, Bernard ou Thierry, mais Z, Bic ou Banesto quand on les doublait sur la route des vacances. Il ne manquait que la caravane pour les précéder.
Dans ce hors-série, à l’heure où un jeune Français, Paul Seixas, pourrait demain écrire la légende d’un futur grand maillot d’hier, nous n’allons pas seulement vous parler de morceaux de laine, d’acrylique ou de polyester, de marques, ou de palmarès, mais plutôt vous faire entrer dans le peloton du souvenir, l’échappée de l’émotion. Car si le Tour est un éternel recommencement, une Grande Boucle qui n’en finit plus de boucler, nos mémoires sont un peu plus capricieuses.
Il n’est jamais mauvais d’aller un peu les réveiller.







